L’automobile et le casse tête du brexit

L’automobile et le casse tête du brexit

Le secteur automobile britannique, est totalement dépendant du continent et demande une transition sans aucune date fixe dans le but de s’adapter au nouveaux tournant stratégique. Mardi, le secteur automobile britannique a demandé aux négociateurs du Brexit de fixer une période de transition « sans limite fixée dans le temps », dans le but de permettre à cette industrie en plein dans le renouveau de s’adapter aux changements. Le président de l’Association des constructeurs et des vendeurs d’automobiles (SMMT), Tony Walker, espère : « des progrès concrets et rapidement » dans les discussions entre Londres et Bruxelles par rapport au Brexit. Alors que l’industrie automobile britannique importe principalement des pièces détachées de l’UE et y exporte la majorité de ses véhicules par la suite. Tony Walker, a insisté sur l’importance fondamentale de parvenir rapidement à un accord sur une période de transition qui se placerait entre la sortie britannique de l’UE, prévue à la fin du mois de mars 2019, et l’entrée en vigueur des nouvelles conditions commerciales entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne. Cette transition « doit permettre de conserver les termes actuels (des échanges) et, c’est essentiel, ne pas être limitée dans le temps », a affirmé Tony Walker au cour du dîner annuel de la SMMT se tenant à Londres.

Les constructeurs Nissan et PSA impliqués

Plus de 1100 camions contenant des pièces détachées entrent tous les jour au Royaume-Uni en passant par le continent européen afin d’alimenter les usines britanniques du secteur de l’automobile. Celles-ci aident à l’assemblage journalier de 6600 voitures et de pas moins de 9800 moteurs, dont la grande majorité est ensuite exportée une nouvelle fois vers le reste des pays de l’Union Européenne. Avec l’absence d’une transition, la SMMT a peur que la mise en place rapide et superficiel de contrôles douaniers et de taxes sur ces pièces détachées et automobiles n’atteignent les efforts acceptés par l’industrie britannique pour se remettre sur pieds depuis ces dernières années. Du côté britannique, Carlos Ghosn avait, dès l’annonce du Brexit exprimé, traité avec Theresa May dans le but d’obtenir des assurances afin de maintenir la compétitivité des usines de la marque Nissan au Royaume-Uni. Cependant, cela ne suffira pas… De son côté le groupe PSA, n’est pas mieux logé avec l’héritage de Opel, la marque et l’usine Vauxhall d’Ellesmere Port. Le groupe a déjà annoncé la suppression de pas moins de 400 emplois sur les 2000 que compte le site anglais. Après des années de bas régime, la production anglaise d’automobile et de nouveau repartie depuis déjà quelques années, de plus, cette décennie pourrait bien être la plus prospère pour le secteur de l’automobile depuis les années 1970.